
Avant de commencer, il est important de savoir que France-Malaisie est notre premier voyage à vélo. Donc, en terme de matériel à emmener pour un tel périple, nous n’y connaissons rien. Mais, ayant une expérience de longue randonnée pour traverser la Nouvelle-Zélande, nous avons une petite idée des essentiels à ne pas oublier. Surtout, nous étions conscients du » moins on emmène mieux ce sera ».
Et, pour être tout à fait honnêtes, 2 mois avant notre départ, nous ne savions pas qu’on partirait pour ces kilomètres à vélo à travers l’Europe et l’Asie.
Tout ça pour dire, que l’organisation d’un tel projet ne nous a pas demandé des années et que tout s’est fait simplement sans prise de tête.
Les vélos pour un long voyage

- 2 vélos Gravel de seconde main dont les cadres » Sunn » ont été fabriqués dans les années 90 en France . Ils sont en acier chromoly réputé pour être léger et solide.
Pour la petite histoire:
Lorsque nous projetons ce périple , nous ne connaissons donc rien au matériel cycliste.
Après l’annonce du projet sur les réseaux sociaux, une famille nous contacte en nous proposant leurs 2 vélos qu’ils vendent après avoir fait un tour en France. D’après leur expérience, c’est exactement le matériel qui correspond à notre projet. Nous nous renseignons un peu et décidons d’aller les chercher en Bretagne.
En toute honnêteté nous ne regrettons absolument pas ce choix. Nos vélos ont été idéaux pour ce voyage. À la fois robustes sans être trop encombrants , facile à entretenir à travers les différents pays traversés, relativement légers et résistants mais aussi capables de rouler sur différents terrains.
À la base, on devait les vendre une fois arrivés à destination pour éviter les frais supplémentaires en les ramenant en avion. Au final, nous sommes heureux d’avoir pu les garder car ils sont passés en bagages en soute pour rentrer. Et, pensant à d’autres aventures à vélo, nous pourrons repartir avec eux. Peut-être en leur apportant quelques améliorations.
Avec le recul on y apporterait juste quelques modifications . Par exemple, un plus petit développement en changeant la cassette de vitesse. En croisant d’autres cyclo voyageurs, nous nous sommes rendus compte, qu’on forçait bien plus qu’eux dans les montées. Pour tout dire, il m’est arrivé, sur des pentes à plus de 8% ( qu’on a affronté régulièrement), d’avoir l’impression de faire du sur place. Une fois, je me suis même faite doubler par un piéton 😬. Alors, même si on aime forcer physiquement, c’est vrai qu’un plus petit développement permet de moins fatiguer, surtout avec le poids tracté.
Autre chose, Fred changerait son guidon pour un plus grand et sa selle pour une plus haute ( ces longues jambes méritent plus d’espace ). Tout simplement pour avoir une position plus confortable en pédalant.
L’équipement des vélos

Les vélos achetés d’occasion sont vendus équipés.
- Une selle en cuir Brooks.
Au premier regard , l’assise paraît rude mais cette dernière prend la forme du fessier pour un confort optimal. Avoir mal aux fesses était l’unique crainte de Doudou mais elle s’est vite envolée.
Le cuir s’entretient facilement grâce à un baume.
- Portes bagages et sacoches de voyage.
2 petites sacoches étanches à l’avant et 2 grandes à l’arrière avec 1 sac supplémentaire. Nous avons eu l’occasion de tester les marques @Vaude et @ortlieb. Après plus de 14000 km pédalés, nous devons admettre une préférence pour @Ortlieb qui s’est avéré plus solide et plus étanche sur le long terme. Alors peut-être que, étant du matériel de seconde main, les sacoches Vaude avaient plus vécues que les Ortlieb.
L’équipement vestimentaire à vélo

Quand tu pars pour ce genre d’aventure, tu as besoin d’être habillé en conséquence. Il faut du confortable, solide, technique.
Lors de notre Grande Randonnée de 3 800 km en Nouvelle Zélande, nous avons eu la chance d’être habillés par la marque française d’outdoor @Cimalp . Des vêtements techniques déjà testés et approuvés. Pour cette aventure cycliste, nous sommes plus que ravis de repartir avec cette marque .
Alors certes, @Cimalp n’est pas spécialiste de l’habillement cycliste mais ils sont experts dans les vêtements d’ outdoor techniques.
- Veste imperméable “Cascade”. Protège de la pluie, du vent, laisse s’échapper l’humidité tout en gardant au chaud. Cette veste a été notre garde du corps tout l’hiver.
- Sur-pantalon imperméable “Lacanau 3”. À enfiler par-dessus le pantalon en cas d’intempéries et grâce à ses ouvertures latérales l’opération se fait facilement. Ce Sur-pantalon a su nous garder au sec lors des nombreuses journées pluvieuses.
- Polaire technique “ Jorasse 3”. Légère et chaude, c’est l’indispensable quand il fait froid.
- T-shirt mérinos manches longues et courtes. Le mérinos est la matière idéale en cas d’effort car il évacue l’humidité, régule la température, évite les irritations et s’entretient facilement. Un allié de taille pour les aventures physiques. Doudou a porté le sien quasiment tous les jours de ce périple pour un confort optimal.
- Pantalon technique “ Jocou”. En stretch, léger,respirant et résistant, il est parfait pour pédaler sans contraindre les mouvements.
- Legging “ Munhoa 2” . Léger et fonctionnel, adapté à ce genre de projet.
- Baskets X-trail. Légères et confortables, elles nous ont permis de pédaler sans jamais avoir mal aux pieds.
Accessoires supplémentaires
- Chaussettes mérinos,
- Casquette anti UV et respirante parfaite pour glisser sous le casque
- Tour de cou multifonction
- Gants thermiques protection vent et pluie.
- Sur-chaussures pluie pour éviter d’avoir les pieds trempés
Pourquoi nous n’avons pas utilisé de cycliste ?
En partant voyager à vélo, nous pensions ne pas pouvoir échapper au cycliste. Mais après avoir pris quelques renseignements, nous avons pris la décision de partir sans, pour des raisons hygiéniques. À savoir qu’un cycliste doit se porter sans sous-vêtements et qu’il est donc préférable de le nettoyer quotidiennement. Chose pas évidente dans nos conditions de voyage.
Et puis, avec nos selles en cuir, nous n’en n’avons pas eu besoin.
Matériel pour bivouaquer

À vélo tu peux te permettre d’emmener un peu plus de matériel qu’à pied. Pour autant nous avons vraiment pris le minimum.
- Tente 2 places ultra ligth @Samay
- Matelas gonflable léger
- Duvets ( confort -10°C)
- Réchaud essence, plus facile à recharger partout.
- Popote @decathlon
Outils essentiels pour le vélo
Quelques essentiels pour pouvoir réparer les petites pannes et éviter de rester bloquer sur la route.
- Multi-tools
- Pince multifonction
- Kit anti-crevaison, chambres à air, pompe manomètre. Nous avons chacun eu 2 crevaisons, à chaque fois à cause d’agrafes. Grâce à ce combo, on a pu réparer et repartir.
- Mailles rapides. J’ai tout de même cassé 3 chaînes donc heureusement qu’on avait ces mailles.
- Huile
- Câbles frein, vitesse
Les petits plus
Pour un peu de confort et de distraction
- Une liseuse. Au final, on a lu un seul livre 😅
- La tablette qui nous a permis de regarder des films, de travailler sur le blog .
Nos récits de cette aventure unique sont disponibles dans notre livre. N’hésitez pas à nous soutenir en le pré commandant sur le site de l’éditeur

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