
Le Kirghizistan est une destination fantastique pour le cyclisme ! C’est un pays montagneux avec de superbes paysages, des routes pas trop fréquentées et bien évidemment une culture nomade omniprésente.
Pour nous, c’est assez fou de se dire qu’on arrive dans ce pays à vélo. On a aussi ce sentiment d’avoir roulé plus de 8000km comme une sorte d’entraînement pour traverser le Kirghizistan à vélo.
Faire du vélo au Kirghizistan : informations pratiques

En tout nous avons passé 17 jours au Kirghizistan et avons opté pour un itinéraire suivant les axes principaux.
Ces étapes sur les routes du Kirghizistan nous permettent de vous partager quelques informations pratiques utiles.
Passage de frontière Ouzbékistan – Kirghizistan
Nous avons passé la frontière au Nord d’Andijan, exactement à Izboskan. Il s’agit d’une frontière piétonne et ça a été très rapide. En effet, côté Ouzbékistan, les femmes ont décidé qu’on serait prioritaire avec nos vélos et elles ont donc demandé aux hommes de nous laisser passer. Ces Messieurs se sont résignés et en 5 minutes, l’affaire est réglée. Côté Kirghizistan, ça ne nous a pas pris beaucoup plus de temps.
Monnaie du Kirghizistan
La monnaie du Kirghizistan est le Som. En mai 2025 le taux de change est de 1€ = 98 Som. Il y a des bureaux de change et des banques dans les grandes villes où il est donc préférable d’anticiper. Surtout qu’au Kirghizistan il n’est pas possible de payer partout avec la carte bancaire. Par contre il y a des distributeurs régulièrement devant les « market », et les locaux payent souvent avec une application de paiement.
A savoir que le taux de change est moins bon avec des petites coupures, notamment les billets de 10€ voir 20€. Dans les banques ils acceptent tout mais les bureaux de change donnent un taux plus avantageux avec des billets de 50€.
Connexion internet
Notre forfait free ne fonctionne pas au Kirghizistan. Nous sommes donc obligés de prendre une carte Sim locale et un forfait. On trouve une boutique de l’opérateur Mega juste après la frontière. En 5 minutes et pour 5€, on a une carte Sim et internet illimité pendant 30 jours.
En plus, le réseau est plutôt bon, mis à part quand on est perdu au milieu de certaines vallées.
Pour le wifi, il est disponible dans la plupart des cafés, restaurants, guest House, hôtels, stations services… Et il est très bien !
Langue parlée
Il y a deux langues officielles au Kirghizistan : Le Russe et le Kirghize. On a mis un peu de temps à le comprendre jonglant entre » Privat » et « Salamalekum » pour dire bonjour.
L’anglais est encore très peu parlé et on doit donc s’aider des applications de traduction pour se faire comprendre.
Meilleure période pour visiter le Kirghizistan
La meilleure saison pour visiter le Kirghizistan est le plein été, soit juillet/août d’après les spécialistes en météo. Tout simplement car ce pays d’altitude peut voir ces cols et routes fermés à cause de la neige. Cependant il est important de savoir que l’axe principal Och – Bishkek qui passe par Alabel pass est toujours ouvert. En tous cas ils font en sorte que.
De notre côté nous pensions donc arriver au Kirghizistan en cette saison estivale mais nous sommes beaucoup plus en avance 😅.
En effet, nous traversons le Kirghizistan au mois de mai, plus précisément entre le 13 et le 30. Finalement nous sommes chanceux et bénéficions de bonnes conditions météorologiques. C’est à dire que les températures oscillent entre 16°C et 30°C, que nous avons généralement de belles journées ensoleillées. Même si on se prend une nuit d’orage sous la tente et une trentaine de kilomètres sous une averse de pluie et grêle.
Les routes Kirghizes
Soyons honnêtes, suivant les portions ça peut être un carnage.
Entre la frontière Ouzbek et Bishkek, la route M41 est en très bon état soit un contraste avec l’Ouzbékistan où nous avons eu de la route bien défoncée. Et puis nous avons déchanté, surtout en empruntant la route au sud du lac Issik Kul ( A363 ). Cette dernière est soit en travaux donc non bitumée avec de la poussière, des cailloux, des trous… Soit totalement éclatée, cabossée, nous obligeant à rouler dans le sable du bas côté tellement elle est tape cul. Bref, mes fesses vont s’en souvenir longtemps !
Attention à la conduite Kirghize. Les gars n’ont pas le temps d’attendre, donc ils roulent vite et doublent n’importe comment en pensant qu’un coup de klaxon leur sauvera la vie.
Equipement à prévoir
En terme vestimentaire, il est important d’avoir un équipement adapté aux conditions climatiques changeantes. Si nous nous sommes débarrassés de nos vêtements d’hiver, nous étions contents d’avoir gardé notre veste de pluie coupe vent ainsi que notre pantalon de pluie et polaire Cimalp. Il est aussi préférable d’avoir un duvet pour température au moins jusqu’à 0°C.
Quant au vélo, mieux vaut qu’il soit robuste. Et, si vous comptez sortir des grands axes, préférez clairement un VTT.
Il est possible d’acheter ou de louer des vélos au Kirghizistan. Voici quelques magasins à Bishkek : Velo Mesto ( neuf et occasion ) , Gergert Sport ( neuf ) , Nana Sport ( neuf ). D’ailleurs nous avons fait réviser nos vélos chez Vélo Mesto.
La nourriture au Kirghizistan
Disons le d’emblée : si comme moi vous êtes végétariens ça ne va pas être la régalade. C’est d’ailleurs globalement le cas dans toute l’Asie centrale. À la base les plats Kirghizes sont composés de viande, lait et pâtes.
- Bechbarmak ( » 5 doigts » ) : viande hachée avec nouilles, oignons et bouillon de viande. Traditionnellement à manger avec les mains d’où son nom.
- Plov : plat traditionnel d’Asie centrale. Il est composé de riz, légumes, viandes, qui mijotent ensemble. On peut aussi y trouver fruits secs et pois chiches.
- Lagman : nouilles servies dans un bouillon de légumes et viande.
- Chorpo : bouillon de viande avec pommes de terre, nouilles, légumes.
- Manti : pâtes vapeur farcies d’agneau ou boeuf
- Oromo ( Veg ) pâte fine en rouleau cuite vapeur fourrée de potiron/ carottes/ pomme de terre . Ou viande.
- Boorsok : un petit pain frit trop bon ( Veg)
Plus d’articles sur le Kirghizistan
- Le guide complet Voyager à vélo au Kirghizistan de On se fait Lama’lle.
- Road trip au Kirghizistan de OunTravela
15 étapes à vélo pour traverser le Kirghizistan

Nous arrivons donc au Kirghizistan par la petite ville d’Izbokan, à l’est du pays, frontière avec l’Ouzbékistan. Notre but est de rejoindre Almaty au Kazakhstan pour ensuite prendre un bus direction Urumqi en Chine. La route la plus courte est donc de rejoindre Bishkek pour passer la frontière du Kazakhstan. Mais nous décidons de continuer notre route vers le lac Issik Kul pour profiter un peu plus des paysages de ce pays.
Toutefois, nous empruntons les axes principaux et un itinéraire assez direct.
En effet, il est tout à fait possible de faire un tour à vélo plus complet du Kirghizistan à condition d’avoir l’équipement pour.
Rejoindre Bishkek en 6 étapes
- Tachkoumyr – Quelque part après Karaköl. 90,3km, 1330D+, 820 D-

Notre première étape au Kirghizistan et quelle étape! Nous avons suivit la Rivière Naryn d’un bleu turquoise presque glacial. Se faufilant à travers montagnes et vallées dans un décor digne des plus beaux films documentaires sur le pays.
On croise nos premiers troupeaux de moutons créant des embouteillages dont un dans un tunnel.
Par contre, nous n’avons pas suffisamment anticiper eau et nourriture. Heureusement que 5km avant Karaköl il y a de quoi se ravitailler. Mais pensez-y si vous emprunter cette route.
Physiquement ça monte beaucoup et ça descend un peu mais avec le vent de face, on a du mal à profiter de l’impulsion.
Hotel Nur à Tachkoumyr : 15€ la chambre tout confort, propre avec wifi.

Spot bivouac paradisiaque : . Au bord de la rivière, à l’ombre des arbres dans un décor magnifique. Le spot rêvé.
- Jusqu’à Toktogul : 88,5km, 1210m D+, 1340m D-

C’est encore une belle journée de vélo que nous vivons. On commence directement par l’ascension d’un petit col sur environ 8km au milieu de merveilleux paysages. Puis c’est une belle descente d’une dizaine de kilomètres avec une vue imprenable sur le lac de Toktogul. Là c’est que du bonheur, on en prend plein les yeux.
La journée continue autour de ce lac, enchaînant D+ et D- avec des points de vue superbes sur ces paysages d’une beauté indescriptible.
Nous roulons accompagnés d’Ophelie et Benoît, croisés sur la route et partis de France depuis 1an.
- Passage d’Alabel Pass : 97km, 2330m D+, 890m D-

Nous y voilà à cette journée record de dénivelé avec un passage d’un col à plus de 3000m.
J’appréhende et pourtant cette étape est incroyable. D’abord les 50 premiers kilomètres se font en pente relativement douce avec quelques passages plus intenses mais ça va. Et puis on suit la rivière Chychkan, entourée de montagnes verdoyantes, de sommets rocheux. Au milieu de ce décor, nos premiers camps de Yourtes. Pas de doute, nous sommes bien au Kirghizistan et qu’est ce que c’est beau!
Les 11km avant le sommet d’Alabel Pass sont bien plus raides, c’est long! J’y laisse mon garde boue mais on l’a fait, on a grimpé ces 2330m de dénivelé, on est à 3130m d’altitude. Tellement fiers ! Par contre le sommet est tout pété, recouvert de déchets.
Nous commençons gentiment à redescendre à la recherche d’un spot bivouac pour passer la nuit.

Spot bivouac autour d’Alabel Pass . Les possibilités ne manquent pas mais on cherche à redescendre pour éviter d’avoir trop froid. Au final on colle notre tente à une cabane et on a accès à une petite rivière en contrebas. Par contre, la nuit est ponctuée par l’orage, la pluie et la grêle. Au réveil, on flotte dans notre tente.
- Etape sur un plateau : 29km, 320mD+, 470m D-

Le matin, le tonnerre gronde toujours et il pleut. On ramasse notre campement trempé. Notre but rejoindre le plateau, un peu plus bas pour pouvoir s’abriter, se sécher et se réchauffer.
Même s’il y a peu de kilomètres, on finit par se prendre une grosse averse de grêle et on trouve refuge dans une yourte. La dame est entrain de cuisiner et elle nous offre un pain frit tout chaud. On reprend la route sous la pluie, avec l’orage qui gronde autour et nous arrêtons dans une cafétéria hyper moderne au bord de la route. C’est très étrange de tomber sur ce genre d’endroit dans ce décor. Le temps de manger, on met notre équipement de camping à sécher.
Nous sommes rejoint par Ophélie et Benoît avec lesquels nous allons jusqu’à V.Paris. Un endroit de restaurants, cafés, motel où se trouve une Tour Eiffel miniature. La Mosquée nous offre un refuge pour la nuit. Avec Ophélie nous dormons dans la salle de prière des femmes et les garçons posent leurs matelas dans la salle du muezzin.
- Etape jusqu’à Cochoba : 74km, 1000m D+, 2100m D-

Nos routes se séparent avec Ophélie et Benoît. Eux vont vers le lac Son Kul alors que nous décidons de partir en direction de Bishkek.
Cette étape commence par un col d’une quinzaine de kilomètres avec une inclinaison entre 8% et 10%. D’ailleurs on aperçoit le cheminement de la route quasiment jusqu’au sommet. Après Alabel pass, cette ascension paraît bien plus rapide même si elle est intense.
En haut, il faut traverser un tunnel sur 2km rempli de poussière et de pollution sans aération. C’est pas un moment agréable.
Puis démarre une longue descente sur une trentaine de kilomètres avec une vue incroyable sur les montagnes alentours. D’abord assez raide sur une dizaine de kilomètres où les freins prennent chers. Avec mon arthrose dans les doigts c’est douloureux. Arrivés dans la vallée, c’est un faux plat incliné mais le vent s’engouffre fort et il faut appuyer pour avancer. Sortis de là, le vent s’arrête net et on arrive dans la petite ville de Cochoba pour passer la nuit.
Encore une étape intense avec des paysages incroyables.
Guest House à Cochoba : . Une chambre confortable et propre chez une famille Kirghize. Le petit déjeuner est plus que complet et sur demande il y a possibilité de prendre le dîner avec la famille.
- Jusqu’à Bishkek : 80km

Après les étapes que nous venons de vivre, celle-ci paraît bien fade. En fait on traverse des villes jusqu’à Bishkek. À un peu plus de 20km/h de moyenne, on arrive rapidement dans la capitale du Kirghizistan.
Où dormir à Bishkek ? Au Nomad Inn. Un hostel hyper bien situé avec des chambres propres et spacieuses. C’est hyper bien organisé avec un accès à des machines à laver, à une cuisine et un salon. Le wifi fonctionne parfaitement.
Que faire à Bishkek ? Nous sommes dans la capitale pour nous reposer et faire réviser nos vélos . En fait il n’y a pas vraiment d’immanquable à voir dans la ville. Le mieux est de s’y balader, découvrir ses nombreux parcs ombragés, son architecture soviétique et ses concepts stores hyper modernes. Et puis juste profiter de son atmosphère très détente .
2 étapes pour rejoindre le lac Issik Kul à vélo

Nous divisons les 170km pour rejoindre le lac Issik Kul en deux étapes.
- Jusqu’au carrefour de Dorozhniy : 104km, 600m D+
D’abord on quitte Bishkek et on traverse tous un tas de villes et villages où l’attraction principale est d’être située sur ce grand axe. La route n’est pas toujours en bon état et il y a pas mal de circulation. De plus, il fait chaud.
Au niveau de Tokmok, on rejoint l’A365 qui est en meilleur état et on longe la frontière Kazakh. Le paysage est de plus en plus intéressant. Une fois arrivés vers la petite ville de Kemin, on cherche un endroit où dormir.
Finalement on finit par trouver au carrefour de Dorozhniy, très exactement à un « rest point ».On nous laisse l’accès aux douches, toilettes et à une yourte pour 15€ après négociation. Sinon il y a un petit hôtel local un peu plus loin, une fois la rivière traversée .
3 jours jusqu’à Karaköl

Nous y voilà, autour du fameux grand lac du Kirghizistan : Issik kul. Ces étapes à vélo s’annoncent plutôt belles et sans trop de difficultés. Mais il est bien de noter que dans ce pays il n’y a pas d’étapes faciles à vélo.
En effet, les conditions météorologiques et l’état de la route ne vont pas nous faciliter ces journées au bord du lac Issik Kul.
- Rejoindre Balyktchy au bord du lac : 70km, 640m D+

Voilà une étape qui s’annonce facile : pas trop de kilomètres, ni trop de D+. C’était sans compter sur un vent de face qui souffle avec de grosses rafales nous empêchant d’avancer. Pendant 35km, soit la moitié de l’étape, on en prend plein la tronche et ça me saoule.
Heureusement, la gorge traversée débouche sur un immense et splendide canyon où le vent s’affaiblit. Ce décor de Western, avec la rivière qui le traverse, rend cette fin d’étape beaucoup plus appréciable.
Au final, nous avons roulé à une petite moyenne de 13km/h à cause de ce vent.
A l’entrée de Balyktchy il y a un supermarché Spar qui fait aussi cafétéria. Il y a un grand choix de plats et un espace pour manger et boire un café .
- Rejoindre Bokonbaïevo : 91,2km,740m D+, 580m D-

Au début de cette journée, nous avons ce sentiment de rouler au milieu de l’Arizona. Grande route sans traffic avec un horizon de grand canyon. C’est génial !
Et puis tout bascule. Il s’avère que la route sud du lac Issik Kul est en travaux. On doit donc rouler dans la poussière et les cailloux voir la boue. Et quand on croise un autre véhicule et bien on s’en prend plein la tronche. Mal gré nos selles brooks, les secousses nous font mal au c**.
C’est sur cette « qualité » de route qu’on grimpe sur une dizaine de kilomètres à travers un paysage désertique quasi lunaire. Puis on enchaine avec 12km de descente pendant lesquels il faut rester focus sur l’état de la route pour éviter une chute douloureuse. Là on redécouvre les paysages montagneux et la verdure.
Arrivés dans la petite ville de Bokonbaïevo, on en profite pour faire un petite ravitaillement car il y a un supermarché digne de ce nom. On trouve aussi un très bon hôtel à petit prix, idéal pour se reposer.
Hôtel à Bokonbaïevo : Le Muras, 14€ la nuit. C’est aussi un endroit connu pour fêter des évènements en tout genre car il y a un grand hall. Le propriétaire des lieux nous réserve donc sa suite la plus éloignée du lieu de fête . Résultat nous avons une grande chambre confortable et propre. Un super rapport qualité/prix.
- Au bord du lac Issik Kul : 79km, 330m D+, 510m D-

L’étape débute par 8km de descente pour rejoindre les bords du lac Issik Kul. Site emblématique du Kirghizistan. D’ailleurs on s’en rapidement compte à cause des hébergements touristiques en tout genre sur sa rive. Yourtes, resort, résidence de luxe, cabanes… en pleine installation ou en construction.
En même temps en découvrant la beauté du lieu on comprend pourquoi il attire du monde. Lac d’un bleu puissant sur fond de grand canyon puis de puissantes montagnes. C’est superbe! Et le vélo est un bon moyen de prendre conscience de cet environnement.On en oublierai presque la route défoncée.
Au niveau de Tocop il y a une supérette bien achalandée pour un ravitaillement.
Pour camper au bord du lac ou tenter une baignade, l’endroit propice est Aktilek. Tout simplement car c’est le meilleur accès.
Chambre d’hôte à Chychkan : Guest House Doktor Eismann, 22€ la nuit petit déjeuner inclus. Une jolie maison typique avec un grand terrain tenue par une femme hyper chaleureuse. On a l’impression de faire partie de sa famille avec ses enfants qui n’ont qu’une envie : passer du temps avec nous. Et le petit déjeuner est délicieux.
- Arrivée à Karaköl : 55km, 360m D+, 220m D-

Tout simplement la partie la moins intéressante de cet itinéraire dans la région du lac Issik Kul. Parce qu’on quitte les bords du lac pour rouler sur une route bien empruntée et bien défoncée. Le seul moment de plaisir de cette étape c’est quand on traverse certains villages et que des enfants s’amusent à nous suivre avec leur vélo.
Hébergement à Karaköl : Guest House Sono,15€ la nuit. Une chambre spacieuse, confortable et propre dans une guest House parfaitement entretenue et organisée.
Karakol est un point de départ pour différentes attractions touristiques : randonnée, balade à cheval…Il y a donc pas mal d’hébergements, restaurants, cafés, supermarchés et commerces en tout genre.
Étape jusqu’à la frontière avec le Kazakhstan

Dernière étape au Kirghizistan, direction le Kazakhstan pour rejoindre Almaty. Je peux déjà dire qu’on va se souvenir de cette journée.
- De Karaköl à Kegen ( Kazakhstan ) 111km, 900m D+, 820D-

Pour rejoindre la frontière nous décidons de prendre la route sud depuis Karaköl qui est la plus courte. Sauf qu’au bout de 36km, au niveau du village de Novovoznesenovka ( bon courage pour la prononciation ), la route disparaît.
En fait, on est devant un chemin de randonnée qui grimpe sur une pente bien raide à travers les reliefs verdoyants. Sauf que, d’après les critères Kirghizes c’est une route officielle. N’empêche qu’on est obligés de descendre du vélo pour atteindre le sommet parce que le terrain est dans un mauvais état. Après ça s’arrange un peu, on est sur du chemin et surtout au milieu de paysages superbes. En gros : montagnes verdoyantes, Yourtes, chevaux…
Quant à la descente, elle est hyper technique et je dois parfois descendre du vélo .
Après ce passage, on rejoint la route principale menant à la frontière. Le Khirgizistan nous offre nos derniers kilomètres sur une magnifique route toute neuve.

Mal gré l’état des routes, notre passage au Kirghizistan en vélo restera un moment important de cette route France -Malaisie. Notamment pour ses paysages et surtout pour les étapes mythiques que nous avons réalisées .

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